02 Fév Comme le représentant de commerce du Bon Dieu
La vie des sacrements dans nos unités.
107/2007
A maintes reprises, j’ai entendu des confrères se larmoyer. » Les jeunes d’aujourd’hui ne se marient plus » disaient-ils.
A vrai dire, si ce constat correspond à une réalité sociale bien réelle, dans mon quotidien d’aumônier militaire, j’ai la chance de ne pas devoir partager cette funeste impression.
En 2007, j’ai été sollicité 18 fois pour célébrer des mariages religieux. Et à ce jour, onze couples ont déjà fait appel à mes services pour préparer un sacrement de mariage qui devrait avoir lieu en 2008.
Même si » en pleine saison », c’est un peu fastidieux pour la préparation, je m’oblige à aller à la rencontre des fiancés en leur domicile, au moins deux fois.
Ainsi, un peu comme le représentant de commerce du Bon Dieu, je sillonne la Belgique pour partir à la découverte des ces futurs mariés, qui compte sur moi pour les aider à faire de leur engagement une célébration vraie, parlante et accessible à tous. En la matière, j’ai été rarement déçu…
Dans la mesure du possible aussi, j’essaie toujours de faire honneur à l’invitation des mariés en participant, un tant soit peu, à la fête de famille qui suit l’office religieux.
Chaque mariage devient donc l’occasion de découvrir un couple, une famille, des amis civils et militaires.
Et puis dans la logique des choses humaines, tout naturellement, un jour où l’autre ces jeunes mariés font appel à leur padre pour assurer, ce que j’appelle, avec un grand clin d’œil, » le service après vente »
Pour l’année écoulée, une trentaine de fois, je me suis mis en route pour préparer et puis célébrer un baptême chez des jeunes parents qui ont eu à cœur d’assumer concrètement » leur responsabilité d’époux et de parents ».
Ainsi d’année en année, il m’est donné de tisser une grande toile d’araignée faite de contacts personnels et de souvenir communs.
Ce tissu relationnel est unique pour moi. Il me permet, par exemple, de voir défiler à chaque parade non pas un bataillon mais une communauté où chaque homme a son histoire personnelle.
C’est cette dimension interpersonnelle que certains nous envient et rêvent de concurrencer.
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